Sergent Garcia, une des stars de la scène musicale européenne, s’apprête à sortir Una y Otra Vez, son premier album depuis cinq ans,. Un pionnier dans le métissage du rock et des musiques du monde, Sergent Garcia a été l’un des premiers à mélanger l’esprit punk aux musiques caribéennes, à la salsa et au reggae. Cette nouvelle aventure musicale s’en va cette fois-ci du coté de la Colombie pour plonger dans ce qui est à l’heure actuelle l’épicentre de la foisonnante création musicale sud-américaine. Prévu pour le 21 Mars, l’album Una y Otra Vez marque aussi le retour de Sergent Garcia à ses racines indépendantes avec un nouveau partenaire, le label Cumbancha.
Avec la sortie de cinq albums très populaires sur le label Virgin entre 1997 et 2006, Sergent Garcia est rapidement devenu une star internationale créant par la même occasion un style qui lui est propre, le "salsamuffin" et jouant sur les scènes du monde entier. Il est aujourd’hui l’une des figures de proue du mouvement alternatif Latino.
Quand il commence à se plonger dans ses racines latines avec Sergent Garcia, Bruno Garcia est loin d’être un inconnu. Il a été dans les années 80/90 l’une des stars de la scène punk rock alternative française avec le groupe Ludwig von 88. Parallèlement à cette période punk couronnée de succès, il fait partie de Bawawa Sound System dans lequel il apparaît sous le nom de Sergent Garcia et ils travaillent avec différents groupes de la scène hip hop, afro, parisienne (Timide et sans complexe, Bo Prophet etc...), puis ses pérégrinations musicales l’amèneront du côté de Cuba et des sonorités brûlantes de la musique latine.
Le mélange des cultures n’a jamais été un mystère pour le chanteur. Né d’un père basque espagnol et d’une mère française avec des racines allant jusqu’en Algérie et en Côte d’Ivoire, Bruno a vécu les premières années de sa vie à Bilbao, en Espagne avant de s’installer avec sa famille à Paris quand il avait cinq ans. A cette époque, la célèbre série télévisée Zorro est suivie par tous les enfants.
Son libidineux Sergent Garcia, l’ennemi juré de Zorro dans la série, est très populaire, si bien que le petit Bruno est rapidement rebaptisé de ce sobriquet dans la cour d’école. Plutôt que de se rebeller contre ses camarades, il commence se faire à l’idée de revêtir le nom du sympathique anti-héro. "Tout le monde veut être Zorro», explique Bruno, "et bien pas de problème, je serai Sergent Garcia. Je pense que c’est lui le véritable homme du peuple et non Zorro qui est, à y regarder de plus près, un propriétaire terrien, un aristocrate."
C’est au cours d’une tournée de 2005 en Amérique du Sud que Bruno a la chance de découvrir la richesse de la scène musicale Colombienne. «La Colombie est un pays incroyable. Il y a des groupes excellents qui jouent sans arrêt, dans la rue, dans les bars, partout; Beaucoup de styles différents, beaucoup de gens qui jouent de la musique, qui font de l’art; ce voyage a été une vraie révélation», explique Bruno, «Et le peuple, la vibration de la population colombienne est formidable…" Durant son séjour dans le pays, Bruno travaille avec Richard Blair du groupe Sidestepper sur un EP de cinq titres intitulé “Cumbiamuffin”. Après cette expérience, il sait dès lors qu’il lui faut y revenir pour produire un album avec des rythmes et des musiciens locaux. Ainsi naît le projet Una y Otra Vez.
L’album a été enregistré sur plusieurs périodes et à différents endroits. Bruno et Ivan Darroman Montoya, le percussionniste cubain de Sergent Garcia et coproducteur des albums du groupe depuis dix ans, ont tout d’abord commencé à élaborer les arrangements et les compositions à Valence, en Espagne. Ils sont ensuite partis pour Paris pour enregistrer les maquettes avec le reste du groupe.
Destination finale: la Colombie où Bruno a réuni l’équipe des musiciens locaux rencontrés lors de ses précédents voyages et avec qui il voulait enregistrer l’album; parmi eux Jacobo Velez, clarinettiste et leader du groupe La Eléctrica Mojarra; Erika Muñoz, l’une des chanteuses du groupe Sidestepper, les pionniers de l’electrotropical; des musiciens du groupe La-33, les étoiles montantes de la salsa colombienne; et Li Saumet, la chanteuse de Bomba Estéreo. « je voulais réunir pour ce disque tous ces musiciens qui sont la crème de la scène musicale Colombienne actuelle», note Bruno.
La chanson-titre "Una y Otra Vez" est un hymne au courage et à la résistance. Trouver la lumière et la force de lutter contre l’oppression mentale et économique engendrée par la dureté de la vie, tel est le message de ce titre. «Et même si nous tombons mille et une fois », chante Sergent Garcia: «Nous renaîtrons à chaque fois avec toujours plus de force et de courage." C’est un message qui puise sa force dans les expériences propres à Sergent Garcia durant ces années où il a du lutter pour son indépendance artistique et pour retrouver son inspiration.
Le titre "Yo Soy salsamuffin" (je suis salsamuffin), le premier single issue de l’album, accompagné par le chanteur espagnol de ragga-reggae Supa Bassie, pose les principes de la recette du métissage musical du Sergent: "Cumbia, ragga, dancehall et son / Un savoureux mélange de rythmes portés par cette chanson / Mexique, Colombie, Cuba, la Jamaïque, tous unis / Avec la Méditerranée faisant le lien / Uptown, Downtown, la fête a commencé / De Valence à Bogota en passant par Guantanamo / De Monterrey à Mexico City à travers les magnifiques paysages du Jalisco / De Santiago à La Havane en passant par Kingston…" Le clip de «Yo Soy salsamuffin" a d’ailleurs été tourné dans les rues de Bogota sur l’une de ces "chiva Rumbera", ces autobus colorés transformés en club salsa tonitruants qui sillonnent la plupart des villes de Colombie.
"Chacun Son Combat” accorde riffs de guitare électrique avec un groove aux accents boogaloo et une section de cuivres haute en couleur. Le titre est un peu l’histoire du musicien rebelle comme il le chante lui même: «Aujourd’hui, c’est chacun son combat / chacun sa famille, chacun sa mafia / ma famille à moi c’est Paris, Kingston, Kinshasa / ma famille à moi c’est le sourire d’un petit frère d’où qu’il soit.".
Sur la rythmique et les cuivres balkaniques de «Ojos Inocentes" (yeux innocents) Bruno chante, «Prête-moi tes yeux innocents / Pour voir par delà l’horizon / Là où l’homme est né libre, vit libre et n’a pas peur de la mort. "
| 2011 |
Una Y Otra Vez |
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2006 |
Mascaras |
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2004 |
Best of |
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2003 |
La semilla escondida |
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2001 |
Sin Fronteras |
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1999 |
Un poquito quema’o |
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1997 |
Viva il Sargento |
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| Artiste | Date | Ville | Salle/festival |
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