“C’est comme si Neil Young avait joué pour Spacement 3 tout en s’enfilant de la sangria dans un bar à tapas” Vice Magazine
C’est de Bordeaux, une ville à l’image culturelle enchanteresse que vient Alba Lua. A première vue, il semble que tout y tourne autour du vin, mais regardez-y de plus près et vous verrez qu’on y trouve une scène rock foisonnante. Dans les caves des bars et des clubs, on trouve des musiciens aux références musicales variées, comme Alba Lua aux infuences Sergio Leoniennes, ou les trémoussements post-punk de Adam Kesher, sans oublier la retentissante pop-rape de Kap Bambino. Si vous demandez à la plupart des parisiens, ils vous confirmeront que la ville se révèle être le nid des talents les plus précoces et les plus intéressants de la scène française. Le lieu est inattendu, pourrait-on se dire, mais c’est ce sentiment-même qu’on retrouve au coeur d’Aba Lua, leur patronyne étant une association espagno-portugaise signifiant “la lune et l’aube”: il décrit ce moment où une chose apparaît là où elle n’a rien à faire, quand l’incongru devient source de vraie beauté”. Avec ça en tête, nous déclarons 2010 l’année d’Alba Lua.
Le groupe est formé de trois membres: Pepo Durantez (chant principal et guitare rythmique), Pascal Hoerner (guitare principale, choeur et basse) et Renoi Jacob Mathieu (batterie et percus). Leur premier EP s’intitule Ballad of Jospeh Merrick. Il a été enregistré à Barcelone, deux jours après avoir assisté au concert de Neil Young, My Bloody Valentine, Sonic Youth, Deerhunter et Michael Nyman au légendaire festival Primavera. Les enregistrements reproduisent la dynamique live du groupe. Produit par le New Yorkais d’origine Dave Bianchi, décrit dans la Vanguardia comme “un producteur exceptionellement génial”, et masterisé par Kelly Hilbert, qui a travaillé précédemment pour J-Dilla et Guilty Simpson, l’EP possède un son que Vice Magazine a parfaitement résumé par “le son de Syd Barrett sur un western spaghetti: de la pop-rêve. eccentrique avec réverbs à foison ».
Pour décrire leurs influences, le groupe cite Masaoka Shiki, Gérard de Nerval, l’histoire, les rêves, les filles, les animaux, le vin, Nietzsche, la déesse Dionysos, la mythologie, l’amour, la haine et la nature. Sans oublier celui qu’on a cité plus haut, Sergio Leone. On retrouve tous ces thèmes dans leur premier album, en commençant par l’hommage litéraire du premier morceau, jusqu’à l’éclat naturel des rayons de ‘Sungaze’, et l’ambiguïte existentielle du dernier ‘Valley of Abra’. Depuis l’enregistrement de cet EP, le groupe a joué en permière partie de Noah and the whale à Paris, Smash’n’Grab à Londres et au Deaf Institute à Manchester, ainsi que plusieurs concerts en France et en Espagne. Un nouvel Ep est en préparation et un album est prévu pour début 2011: tenez-vous prêts dès maintenant à entendre parler de ce groupe à l’originalité scandaleuse.
L’Ep sortira au printemps (label Satelite of love) et le groupe sera en tournée à partir de mars !
| Artiste | Date | Ville | Salle/festival |
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